Critique du film Max

Max

Note du film : 5/5
Auteur de la critique : Fred
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Dessin animé de Menno Meyjes
Avec John Cusack, Noah Taylor, Molly Parker, Leelee Sobieski, Ulrich Thomsen
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(note actuelle : 5.00 )
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C'est presque dans l'indifférence générale que le cultissime Menno Meyjes revient sur le devant de la scène après des années d'absence. Sans doute le succès phénoménal des ses dernières réalisations ("Sbrötje" et "Why did the chicken cross the road ?", ce dernier étant plus connu sous nos latitudes en tant que "Donne la patte, Rex !"), sans doute ce succès, donc, l'a-t-il poussé à prendre un peu de recul afin de garder les pieds sur les épaules. Quoi qu'il ait fait pendant cette période (certaines rumeurs ont circulé quant à une éventuelle reconversion comme démouleur de Flamby), il n'a en tout cas pas perdu la main, et signe avec "Max" LE film-événement de cette rentrée 2003.
Renouant avec son acteur fétiche John Cusack (ensemble, ils ont notamment tourné "Autour du pot" et "Sept fois leur langue dans leur bouche"), le réalisateur portugais par alliance aborde une fois encore ses thèmes de prédilection : sexe, drogue et ostreïculture cunéïforme.
Construit comme un monte-plats électrique, "Max" déroute, surprend, émeut, amuse, et apporte une réflexion inédite sur cette fin de siècle que l'on dit déshumanisée, froide et mirobolante en démontrant au contraire que c'est exactement ça. Le film débute sur l'enfance de Bertrand, sumotori anorexique rejeté par ses pairs et surnommé Max car féru de modélisme.
Dans cette première partie, Menno procède comme à son habitude, c'est-à-dire par d'interminables plans-séquence filmés tout en filage sur fond de grindcore breton, ce qui, il faut bien l'avouer, finit par donner la migraine. Heureusement, très vite, le film opère un virage à 97 degrés et à la saveur aigre-douce du début succède une mélancolie nonchalante mêlée d'hystérie psychédélique. Meyjes prouve avec bonheur qu'il faut encore compter avec lui et que ceux qui l'ont enterré sont allés un petit peu vite en besogne.
Pour terminer, saluons la performance extraordinaire d'Ulrich Thomsen dans le rôle du pâté en croute que Max renverse sur le lino vers le début du film. A n'en pas douter le rôle de sa carrière.

 

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